Cyrielle Gau – « Qui ne consent doit mourir »

Portrait de Claude Ardid, auteur et journaliste
Couverture du livre "À Cœurs Perdus" de Nadège Hubert et Claude Ardid

Un roman polyphonique qui traverse les siècles de luttes féminines

Le Festival Lire au Pradet 2026 intègre Cyrielle Gau à sa sélection autour de « Qui ne consent doit mourir » (Les mots qui portent, 2025).

Dans ce roman polyphonique, elle tisse les voix de femmes à travers les époques — du Moyen Âge à #MeToo — pour révéler la permanence des violences et la constance du courage face à l’oppression. Une écriture sensible qui fait du consentement une question politique et vitale.

Auteur : Cyrielle Gau
Livre : Qui ne consent doit mourir

Maison d’édition : Les mots qui portent
Date de sortie : 25 août 2025

« Quelle que soit l’époque, ce sont les mêmes femmes, le même courage, la même détermination à exister et à se faire respecter. »

Biographie

Née en 1957, Cyrielle Gau a vécu plusieurs années en Nouvelle-Calédonie avant de s’installer dans le Var. De retour en France, elle rejoint un atelier d’écriture animé par Mireille Pochard et se forme à la nouvelle et au détournement de contes.

Elle publie en 2020 son premier roman, Outre-mère (L’Harmattan), un récit introspectif ancré dans son expérience calédonienne. Avec un groupe de passionnés de littérature, elle participe à la création du prix littéraire « Un Livre au Village », dont l’originalité tient à son jury populaire et à l’ambition de faire lire tout un village.

Avec Qui ne consent doit mourir, elle signe un roman polyphonique où l’histoire des femmes se déploie sur plusieurs siècles. Son écriture, tour à tour tranchante et lyrique, scrute les mécanismes de l’emprise et célèbre les résistances féminines à travers les âges.

Résumé

En 2020, Emma est victime de violences conjugales et se retrouve dans un service de réanimation. À partir de ce féminicide contemporain, la fiction bascule et convoque des périodes emblématiques de la lutte des femmes.

Du Moyen Âge à #MeToo, des chasses aux sorcières de la Renaissance à la Révolution française, de la Grande Guerre au mouvement écoféministe, les violences faites aux femmes se reproduisent. Quels que soient leurs prénoms — Emma, Héloïse, Émeline, Lison —, quelle que soit l’époque, ce sont les mêmes femmes qui affrontent la domination, l’invisibilisation et le déni de leur parole.

Le roman déploie une structure polyphonique où chaque voix résonne avec les autres. Ces récits s’additionnent et se répondent, révélant la permanence des oppressions mais aussi la constance du courage. Cyrielle Gau rend chaque femme avec une précision littéraire et historique qui honore leur mémoire et leur détermination.

Thématiques abordées

Ce roman révèle la permanence des violences faites aux femmes à travers les siècles, du Moyen Âge au mouvement #MeToo. Entre emprise psychologique, confiscation de la parole et invisibilisation, chaque époque convoquée fait résonner le même courage face à la domination. L’écriture, tour à tour tranchante et lyrique, fait du consentement un enjeu politique et vital.