Tania de Montaigne – « Un violent désir de chaleur humaine »

Portrait de Claude Ardid, auteur et journaliste
Couverture du livre "À Cœurs Perdus" de Nadège Hubert et Claude Ardid

Le bruit des voix sans corps

Quelle joie de retrouver Tania de Montaigne au Festival Lire au Pradet ! Après sa venue remarquée en 2024, elle revient cette année comme marraine de l’édition 2026, aux côtés de Sophie de Baere et Nora Hamadi.

Elle présente cette année Un violent désir de chaleur humaine (Grasset, 2026), un texte fraichement paru sur la violence verbale en ligne, la libération débridée de la haine sur les réseaux sociaux et la perte de nos limites collectives. 

Dans cet essai, Tania de Montaigne développe une réflexion critique qui refuse le fatalisme ambiant. Son texte ouvre des pistes, interroge nos responsabilités collectives et revendique une énergie de résistance plutôt qu’un constat désabusé.

Auteur : Tania de Montaigne
Livre : Un violent désir de chaleur humaine

Maison d’édition : Grasset
Date de sortie : 28 janvier 2026

« Le premier message est arrivé sur mon compte à  23h03. Je me suis dit, ça doit être une erreur.  Je n’ai pas senti qu’à ce moment précis j’étais en train de devenir le point de rencontre entre les plus anciennes pulsions humaines, la peur, la haine, le meurtre, la cupidité, d’un côté, et la technologie la plus avant-gardiste de l’autre »

Rencontre avec les marraines du FLAP 2026

Rencontre exceptionnelle avec les trois marraines du Festival Lire au Pradet 2026 :

Sophie de Baere, Nora Hamadi et Tania de Montaigne.

Un moment d’échange autour de leurs parcours littéraires et de leurs œuvres respectives.

Samedi 7 février à 14h
Salle de spectacle, Espace des Arts

Biographie

Née en 1971 à Paris, Tania de Montaigne grandit à Draveil. Une découverte fondatrice du théâtre à Avignon, à l’adolescence, oriente durablement son rapport à la littérature et à l’écriture. Diplômée en sciences politiques, elle devient chroniqueuse à Libération, où elle aborde les questions de racisme, de laïcité et d’identités contemporaines.

Son œuvre, entre essai et récit, interroge les mécanismes d’assignation et les angles morts de l’histoire collective (Noire, L’Assignation). Engagée dans la transmission, elle enseigne à Sciences Po et intervient régulièrement en milieu scolaire pour déconstruire les stéréotypes.

Résumé

À partir de messages de haine reçus sur les réseaux sociaux, Tania de Montaigne interroge la violence contemporaine et la manière dont elle s’exprime en ligne. L’essai dépasse le simple constat d’une parole débridée pour questionner ce que l’anonymat et la mise à distance des corps rendent possible, et ce qu’ils révèlent de nos fragilités collectives.

Plutôt que de désigner la technologie comme seule responsable, l’autrice déplace le regard vers nos propres responsabilités : la haine exposée devient le symptôme d’un rapport abîmé au lien, à la reconnaissance et à l’altérité. Refusant le fatalisme, elle ouvre des pistes pour penser une réponse vivante, fondée sur la lucidité et le refus du repli.

Thématiques abordées

Cet essai interroge la violence contemporaine à l’ère numérique, en questionnant ce que la haine exposée en ligne révèle de notre rapport au lien, à la responsabilité et au besoin de reconnaissance.